🧲 Modèle d'Ising — Transition de phase
Modèle d'Ising 2D interactif avec Monte-Carlo de Metropolis. Réglez la température à travers le point critique Tc ≈ 2,269 et observez l'ordre ferromagnétique émerger spontanément. Aimantation, énergie, susceptibilité et courbe M(T) en direct.
À propos de cette simulation
Cette simulation fait tourner le même ferromagnétique d'Ising 2D que sa simulation jumelle, mais ajoute une seconde caractéristique distinctive : une courbe aimantation-température en direct qui trace vos données simulées à côté de la solution analytique exacte d'Onsager de 1944 pour le réseau 2D infini, m(T) pour T < Tc. Chaque balayage de Monte-Carlo retourne des spins avec la règle de Metropolis min(1, e−ΔE/kBT), où ΔE = 2Jsi(Σⱼsⱼ + H) est le coût énergétique de retourner le spin i compte tenu de ses quatre voisins et d'un champ externe H. Observer les points simulés converger vers la courbe exacte d'Onsager à mesure que la taille du réseau augmente est une démonstration visuelle directe de l'un des résultats les plus célèbres de la mécanique statistique.
🔬 Ce que ça montre
Un réseau de spins en direct (bleu = haut, orange = bas) à côté d'un graphique aimantation-température qui superpose votre simulation en cours à la courbe théorique exacte d'Onsager. En dessous de Tc ≈ 2,269 J/kB, les deux devraient se suivre de près (les effets de taille finie provoquent de petits écarts) ; près de Tc, la susceptibilité présente un pic et le motif de domaines montre une opalescence critique sans échelle caractéristique.
🎮 Comment l'utiliser
Faites glisser lentement le curseur Température à travers 2,269 pour observer l'ordre s'effondrer, ou sautez-y directement avec le préréglage « À Tc ». Le champ externe H brise la symétrie haut-bas et supprime la transition nette ; la Taille du réseau N échange la résolution contre des transitions plus nettes et plus proches de l'exact ; Balayages/image contrôle la vitesse de simulation. Les boutons Aléatoire ou Aligner réinitialisent instantanément le réseau, et Pause fige l'animation pour inspection.
💡 Le saviez-vous ?
La solution exacte de 1944 de Lars Onsager donne l'aimantation spontanée en dessous de Tc comme m = [1 − sinh−4(2J/kBT)]1/8 — un résultat sous forme fermée obtenu des décennies avant que quiconque ne puisse simuler numériquement le modèle, et toujours considéré comme l'un des calculs exacts les plus remarquables de toute la physique.
Questions fréquentes
Qu'est-ce que la solution exacte d'Onsager et pourquoi est-elle importante ?
En 1944, Lars Onsager a dérivé une expression sous forme fermée pour l'énergie libre et l'aimantation spontanée du modèle d'Ising 2D infini sans champ externe, prouvant rigoureusement qu'une véritable transition de phase se produit à Tc = 2J/(kB·ln(1+√2)) ≈ 2,2692 J/kB. Cela reste l'un des très rares modèles à corps multiples en interaction exactement résolus en mécanique statistique, et cette simulation trace cette courbe exacte directement à côté des données de Monte-Carlo en direct afin que vous puissiez voir la théorie et la simulation s'accorder.
Pourquoi ma courbe d'aimantation simulée ne correspond-elle pas parfaitement à la courbe exacte d'Onsager ?
La solution d'Onsager n'est exacte que dans la limite thermodynamique d'un réseau infini. Tout réseau simulé fini (même 200×200) présente des effets de taille finie : des transitions arrondies au lieu d'un coude net, une aimantation résiduelle légèrement au-dessus de zéro au-dessus de Tc, et un bruit statistique dû au nombre limité de balayages de Monte-Carlo. Augmenter le curseur Taille du réseau affine visiblement la courbe simulée vers la courbe théorique exacte.
Que fait l'algorithme de Metropolis à chaque étape ?
Un spin aléatoire est sélectionné et le changement d'énergie ΔE résultant de son retournement est calculé en utilisant uniquement ses quatre plus proches voisins et le champ externe H. Si ΔE ≤ 0, le retournement est toujours accepté car il abaisse l'énergie totale ; si ΔE > 0, il est accepté avec une probabilité exp(−ΔE/kBT). Répéter cela sur tout le réseau de nombreuses fois (un « balayage » par N² tentatives) conduit le système vers l'équilibre thermique à la température T.
Pourquoi la susceptibilité présente-t-elle un pic si marqué près de Tc ?
La susceptibilité χ = N²(⟨m²⟩ − ⟨m⟩²)/kBT quantifie à quel point l'aimantation du système fluctue fortement. Exactement à Tc, les corrélations de spins s'étendent sur tout le réseau, si bien que même de petites impulsions thermiques produisent de grandes variations collectives d'aimantation, et χ diverge dans la limite du réseau infini comme |T − Tc|^(−7/4). Dans un réseau simulé fini, cela se traduit par un pic élevé mais fini plutôt qu'une véritable divergence mathématique.
Que se passe-t-il si j'active le champ externe H ?
Un H non nul favorise énergétiquement une orientation de spin par rapport à l'autre, brisant la symétrie qui rend nette la transition à H = 0. Avec H ≠ 0, l'aimantation varie de manière lisse avec la température et il n'y a pas de véritable discontinuité dans les dérivées de l'énergie libre — la transition nette du second ordre n'existe qu'exactement le long de la ligne H = 0, se terminant au point critique (Tc, 0).
Modèle d'Ising 2D avec Monte-Carlo de Metropolis. Franchissez la température critique Tc ≈ 2,269 et observez l'ordre ferromagnétique émerger spontanément. Aimantation, énergie, susceptibilité et courbe M(T) en direct par rapport à la solution exacte d'Onsager.
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